Le journal d'Eye-Ollie

Le journal d'Eye-Ollie

49 Piges, dont trois au Charcot : Vadredi 31 Mars 2017

 

Story Loft Almo

    Quatre mois pour avoir un RDV chez l'ophtalmo. Nath m’a filé son créneau pour gagner du temps. 70 KM, salle d’attente. Premier interlocuteur, machine infernale. Deuxième bureau, re-machine infernale, et vas-y, lis les lettres projetées sur le mur. Je prononce les lettres lues : -Nnrg, Hhhhg, Mmmhh… La doctoresse tire une drôle de tête. Tu m’étonnes ! Troisième interlocuteur, la jeune caissière. Re-70KM, opticien : numéro 4. -Alors, il veut des lunettes le monsieur ? Pertinent le vendeur. Le modèle qui retient mon attention n’est pas en promo, normal. Et je ne parle même pas des montures danoises Lindberg, celles-là y'a que Gégé qui peut se les payer ! Le vendeur "m'invite" à rester dans les 80/20 de leurs ventes, adieu personnalité. -On part là-dessus et puis on voit ? Vérification à l’écran : -Aah, en effet la mutuelle rembourse pas bézef, mais si on reste dans les modèles en promo, la deuxième monture est offerte… C’est sûr, le bout de plastoc tiré à zillion exemplaires il doit leur revenir à un euro, à tout casser. Au bout de trois cent clics de souris, la sentence tombe : -Il ne vous restera que 330€ à payer. Ok, ça fait donc en gros 160€ la paire de lunettes, sacré promo ! Au temps du franc, ça aurait fait plus de mille balles pour des lunettes en plastoc, vive le commerce. Je me demande combien ça eût coûté en temps ordinaires, vraiment, quelle chance d’être arrivés pendant Les Beaux Jours Krys ! On a bien économisé cinq balles, au moins.

 -Vous avez une bonne mobilité de la tête encore… s’accordent à dire les intervenants du spectacle. Justement, je me suis fait un torticolis avec un oreiller trop « fort », aujourd'hui de mobile il ne me reste que les yeux. A l'hôpital je me suis fait couper les tifs en brosse, teinture rousse et queue de rat façon eighties. On aime ou on déteste, pas de -Mouuais… Les femmes kiffent, les mecs se partagent. Toute façon, les mecs je m’en cague. Ma coupe eighties reviendra à la mode (cyclique), et je la relance. Tèèè. Je suis un précurseur, épicez tout. Les femmes aiment jouer avec ma queue de rat, que demander de plus ? Certaines la coiffent pendant des heures, d’autres la tressent, d’autres y mettent un gel. Intime, la chose. Je dois avouer, en tant que tétraplégique incomplet[1]tout contact manuel sur ma tête est très agréable : imaginez-vous une journée sans toucher à votre tête, multipliez par l’infini…

 

     Pour mon anniversaire le O-Team décide de me kidnapper pour une excursion aux Carrières de Lumières aux Baux de Provence. Pite, Niko et Josef pour ne pas les citer : le cœur de la meule ! Lever à six heures pour préparer le polytetra, à 8H30 Apple-time je suis fin prêt, Nathalie me transmet aux boys-band. J’avais presque oublié comme il est bon de partir en bande ! Évidemment, le premier à morfler est Jo, dont seules les conquêtes amoureuses les plus récentes intéressent le groupe. Aux alentours de Lançon son costard est suffisamment taillé, on passe à sa vie professionnelle. Oarkong, je m’arrête plus de rire, strobon. L’expo est sur Bosch, Brueghel et Arcimboldo. Moins impressionnante que celle sur Chagall, mais tout de même formidable. Je regrette de ne pas avoir vu celle sur Klimt, mais on ne peut pas tout voir (là je fais mon intello de gauche, mais je le pense vraiment). Petit resto en terrasse pour se casser le bide : aïoli en bonnet de forme. Je me pisse de rire, les vannes fusent. Je demande à me faire mettre (si je puis dire) debout, je suis assis depuis six heures, la peau de mes burnes fait partie du Denim, et j’ai le dos trempé de sueur. Une fois debout, tenu par six mains incertaines je leur dis -J’ai chaud dans le dos, ce qui donne -Hnn ho nahnj euhho (j’en conviens). Là se crée un blanc. Frustrés, les mecs tentent tous les jokers pour saisir le mot clef, rien que la tronche à Niko valait le voyage ! Le "J'ai chaud" est compris, puis on énumère les parties de mon corps pour trouver le mot DOS, jusqu’à ce que Josef propose le plus sérieusement du monde le mot MENTON. C’est ça Jo, j’avais chaud au menton ! Putain, Qué rire !!! Le retour est ponctué d’une pause clop imposée par les fumeurs aux non-fumeurs, une délicate attention de Niko. Fumer à bord du vaisseau amiral, c’est bon comme la clop après l’amour, au lit. 49 ans pour sublimer ces instants d’adolescence à nouveau. Pite est interdit de prodiguer une quelconque techno brésilophone mais me régale de Supertramp, notre kiff d’enfance. Merci mes poteaux, c’est grandiose une journée ensemble !

     Suite à ça je me suis payé un bain de foule digne de ce nom. Zoe fait un vernissage (pour autant que cette appellation puisse avoir encore une signification de nos jours), le jour de mon anniv’, dans mon bistro favori. Une aubaine. Fauteuil manuel, et déboule à l’heure de pointe pour l’apéro, le troquet est bondé. J’inaugure en cette soirée mes lunettes Krys d'Adriana 42 : je redécouvre la normalité. J’hallucine : je reconnais tous les visages à des dizaines de mètres ! Ma tronche rouquemoute ne passe pas inaperçue, tout le monde me saute dessus. Nathalie commande un tango, j’ai du mal à le siroter tant les gens veulent me toucher et me « faire » la bise. Une collection de bactéries sur mes joues, si je survis à ça, je suis immunisé à vie. On me tripote la barbiche, on touche mes cheveux, on me prend la tête pour mieux me baiser, farandole de parfums mélangés. Les faux-derches se mélangent aux amis, on s’incruste à ma table. La palme d’or revient à Alain C. qui réapparaît aussi soudainement qu’il avait disparu. Suite à m’avoir enrôlé dans un montage financier, il avait dû fuir la France. J’avais 17 ans, lui 40. Depuis, l’État français le cherche. Mais c’est un feu de paille comparé au bonheur que j’ai de me retrouver en cet endroit si cher à ma mémoire, avec tant de vrais amis. Nath jalouse un peu sur les belles plantes qui viennent m’embrasser, à raison (elles sont effectivement sexy et nombreuses). Nath me fait le plus beau cadeau qui soit : sa présence en ce lieu qui, à ses yeux ne représente qu’un amalgame de dépravés qui fument, boivent, et qu’on n’a jamais vu travailler. Elle n’a pas tort, les mêmes tronches sont là, toujours et encore. Ce creuset social, je l’ai chéri des années durant, et aujourd’hui il me manque. Ce forum, cette concentration de socialisations entre humains, c’est bon ! Pour l’occasion mes deux parents sont présents, je suis heureux, simplement. Un regard entre nous suffit à nous moquer des forts-parleurs et la faune de fauchés attroupés pour le verre de rouge au cubi offert à l’occasion. Je suis le King, royal au bar. Je me vois encore convenir avec Nath -On bois un verre, et puis on rentre… Zoé vient s’installer à notre table avec une bouteille de Champagne qu’elle avait mis de côté pour mes 49 piges. Ses photos ont du succès, et j’ai l’honneur d’avoir mon portrait encadré et accroché en haut de ses photos de « musiciens ». Putain, la classe ! J’entre pour la première fois depuis trois ans dans cette pièce où on a tous bu des milliers de cafés, où on s’est roulé dans la sciure jusqu’à pas d’heures, déchirés au pastis… Les anniversaires d’Annie, les fêtes de la musique, ma place en bout de comptoir, Emma, Max et sa boucle d’oreille, et puis… Annie ! Elle est toujours là, vient m’embrasser, quel bonheur ! Je retrouve Robert-Tino, mon copain de classe du CP, ça c’est du Cotignacéen ! Il lui manque plein de dents, rappel de nos âges, mais toujours sa belle tronche de Roger Hodgson : un clin d’œil suffit à reconnecter. Les heures passent avec des centaines d’échanges, Diable que c’est bon de rattraper les années ! Maman se joint à nous pour le retour, petit bout de femme usée par les années, toujours stylée en noir, avec désormais sa canne. Moi en fauteuil, elle qui déambule à zéro-à-l’heure, et Nathalie qui se fade la beldoche et un mari sclérosé : y’a pas mérite là ? Je suis si fier d’elle, c’est simple : Nathalie fait tout. Elle se lève avant, se couche après, m’amène au bar, me fait boire et fumer, et me couche : le rêve de tout connard matcho. Un 31 Mars réussi, une année de plus qui ne change rien mais une journée si belle, pleine d’humanité. Sakejem. Merci mes amis, merci Nath.

 

     Manu m’a dit que si je n’écrivais pas il me casserait la gueule. Je m’exécute sur le champ. Un champ de foire jonché de verres et autres bouts de merguez.  Deuxième volet de la saga « anniv » : le samedi suivant. Il pleuvait le premier Avril, donc report à 8 Avril. Avantage pour les uns, inconvénient pour les autres : la sélection des invités est formidable, d’autant plus que Vesna et Julien sont là ! Un honneur ! On me demande communément pourquoi je n’écris plus : -Pourquoi t’écris plus ? Abé, cétadireque… comment t’expliquer ? Je hausse les épaules, chaque interlocuteur trouve sa propre réponse, puis j’acquiesce. La vérité c’est qu’en fait j’en ai un peu plein le cul de vous raconter ma vie. And now, piss off ![2]

Non, je déconne, mais l’exercice demande une certaine rigueur et une condition que j’ai de moins en moins. En fait je cherche les heures propices, avec le botan et les enfants à la maison en « vacances » (on croit rêver), les moments dédiés se raréfient. N’oubliez pas qu’un certain concours de circonstances est nécessaire : la plage horaire, l’installation à mon bureau par une personne compétente, le bon fonctionnement du Cap Carnaval, épi surtout, avoir un truc à raconter, et l’envie de le raconter. Oh, et puis je me laisse aller, comme tout le monde. Oléga, chui comme vous, et voui ! Ow, y’a pas écrit « écrivain » là, si vous voulez des nouvelles du bled, ébè fo venir. La phrase du jour statistiquement en haut du graphique est : -T’as bonne mine. On a dû me le dire cinquante fois. Tous ces témoignages d’affection me touchent, je suis entouré de vrais amis, et c’est grand. Toutes tendances confondues, des jeunes et des vieux, mais tous en harmonie. Des gens que j’aime. -Tu as invité Untel ? me demande Nath. -Non. C’est mon anniversaire, j’invite donc mes amis. Gérard (Gégé-la-lampe, souvenez-vous) me fait un compliment exhaustif sur cette amitié qui nous unit, très touchant. Nous profitons des petites mains pour répartir les tâches : c’est une usine à apéro. Tom sort nos bons vieux haut-parleurs Bose de trente ans d’âge, l’occasion de dépoussiérer les membranes, mais aussi d’écouter une vieille playlist d’un bout à l’autre : onze heures d’écoute. Je règle la balance et les « tremblements » ("Treble" dixit Tom, vraiment pas doué pour les langues), le son est parfait. Il y a bien un Pit et une Claire qui essayent de prendre le contrôle du choix musical, mais je m’y oppose franchement, c’est MON anniversaire et ils écoutent MA sélection, dot stripe. Sauf Pit (bien sûr) ma playlist séduit tout le monde, et l’approbation de Julien (musicien professionnel) me flatte. Je partage avec plaisir cette liste appelée « Cool », et toutes les autres. Rejoignez-moi sur Deezer, c’est simple. Tant pis pour les Spotifiés, j’ai choisi une entreprise cocorico. Bref, enfin l’occasion d’écouter une playlist ailleurs que sur un ordi ou une tablette, sur de vraies bonnes enceintes : une renaissance ! Moralité, arrêtons de massacrer la musique au profit de l’image, écoutons-la. Ne nous contentons pas de l’entendre. Tom s’octroie le rôle de maître rôtisseur et envoie des kilos de barbaque sur le feu, je suis fier de lui : toujours volontaire et dévoué, si seulement y’avait une option barbecue ou mécanique à la place du Bac de Français… Xavier déboule avec son incomparable caillette. Cette fois le garçon rustique nous apporte également une terrine de sa fabrication (également imbattable), ainsi qu’une liqueur de verveine « maison » excellente préparée par Valérie. La grandeur de Xavier, simplement : respect ! D’habitude je n’aime pas les alcools herbacés, mais celle-ci est sensass ! D’ailleurs, elle en tord plus d’un, Gégé rentrera cintré à souhait :) après s'être sifflé la demi bouteille. Simon me fait l’honneur de sa présence, courte mais intense, entre deux boulots, et m’offre une expérience que seul lui sait faire, je vous raconterai plus tard. Le clan des vieux s’attroupe : Simon, Papa, Xavier (et non pas Tara)  : 40 années de souvenirs surgissent. Je les vois s’esclaffer, et Zoé de shooter toutes ces figures avec son réflex. Enfin des photos dignes de ce nom, avec une profondeur de champ. Merci Zoé ! Très beaux témoignages. L’iPhone ça ne fait pas tout avec sa lentille ridicule, lol (mais va expliquer à un ado…).  Josef débarque en bon père de famille avec femme et enfant, chose assez rare puisqu’on a tous perdu le fil des compagnes de Jo. Pourvu que ça dure cette fois-ci… Jo me lance avant de repartir : -Bon, alors t’en penses quoi ? J’adore sa question, tellement Josef. Au moment du fatidique gâteau à bougies, Pit se met derrière moi tel un marionnettiste et tend ses bras en avant pour parler au public, puis improvise un discours génial, à-la-Pit ! Grand moment de complicité. Je me laisse entourer au fil des heures par diverses personnes qui toutes me proposent à boire, à manger ou à fumer. Du coup je fume un paquet entier dans laprem. Et que dire des boissons ? Je reste délicieusement coincé sur la bouteille de Clément à Manu : avec un glaçon, rien de mieux qu’un vieux rhum (et puis un Krazz toutes les heures). C’est un gavage constant, de midi à minuit : douze heures d’apéro. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas déchiré la gueule. L’estomac pleure sa race entre pilules, crème dessert et alcool. Manu me dit : -Tu devrais fumer moins, tu vas t’essouffler en courant. Je kiffe cet humour, on se fend la gueule, toujours avec Manu. Il embarque Tom au volant de sa deuche custom à phares carrés (hérésie absolue mais il s’obstine, rien à faire…), fais le tour de la moto bobber… bref, ça discute mécanique et personalisation sérieusement. Tom boit du petit lait ! Il manque Vincent, occuppé à enregistrer un nouveau nalbom avec son groupe : les Codop. Pour trouver le nom du groupe tous les membres du groupe se sont probablement réunis en salle de classe avec des tableaux Velleda pendant de longues heures...

     Les convives s’en vont, d’autres arrivent, c’est non-stop-erotic-cabaret[3]. Anne nous rejoint en fin daprem, accompagnée d'une belle plante : j’ai un peu plus la chance de « converser » avec elle qu’au bistrot. Bon, vous m’accorderez l’euphémisme : converser est un grand mot. Je me torticolie à hocher oui et non avec mes lunettes de soleil, que dégun y voit mes yeux. Rendez-vous compte : douze heures à hocher comme Noddie[4], ça te forge un cou mon pôvre ! Au coucher de soleil, je tombe les Loules, on voit mieux mes yeux, mieux pour communiquer. Je garde un contact visuel avec Julien qui cherche absolument à deviner chaque artiste passant à la sono. Sur « Chameleon » de Herbie Hancock, Juju s’enflamme, à raison. Il essaye de convaincre les filles du bien fondé de cette oeuvre d’art… en vain. Merci d’avoir tenté Ju, c’était noble de ta part, mais là on ne joue plus dans la même cour ! Olive-la-péniche lui aussi, s’est fadé Paris-Cotignac en voiture pour être parmi nous. Il veille à mes côtés pour que je ne manque de rien. Georges manquait à l’appel, il nous rejoint pour notre plus grand rire de la soirée. Olive m’avait raconté une histoire où Georges-l’apétit s’était invité chez lui, et avait fini l’entier plateau de fromages. Et Olive raconte très bien les histoires : c’était à pleurer de rire. J’observe Geo en train de vider la terrine de Xavier, et regarde Olive en lui signalant Geo du regard… Il n'en faut pas plus pour remettre le couvert et exploser de rire ! Sacré Georges, il te finit tout ! Je lui offre un clacos bien schmecta pour me faire pardonner, et bien il l’a fini ! Putain qué rire ! Et après il fait un régime tous les six mois… 

Je sors le tarpé question de pas rentrer sur une jaaambe… Aux alentours de minuit Vesna et Ju sont les derniers à partir, on baisse le son, ma playlist vient de recommencer : perfect timing. Je me pèle le noeud, j’ai les pieds tuméfiés en engelure façon sorbet, il faudra amputer. Et toujours Wonderwoman-Nathalie qui se fade tous les rangements, et le coucher du tétra bourré. Tu vois le tableau. Elle en a du mérite ! J’en oublie des dizaines d’amis, mais s’il fallait sortir une brousse sur CHAQUE invité, il me faudrait deux semaines d’écriture. C’est déjà pas évident de se rappeller à 48H alors, t’imagines à quinze jours…

 

     Merci à vous tous, un anniversaire génial, je ne vois pas ce qu’on pourrait faire de mieux pour la cinquantaine. Ah si, y’aura Thomas ! Je serai tétra complet, mais qu’importe, on mettra le Clément en perfusion « soukutt », pourvu qu’on soit tous ensemble, sakifo.

A tantôt.

 

PS : Pour la platine je vous mets un malin de la francophonie et du synthé Moog : j'ai nommé le génial Flavien Berger et ses "Véliplanchistes". 

Et une bouteille de rosé au premier qui trouve la référence dans le titre. 

 



[1] Une tétraplégie peut être complète ou incomplète :

complète : absence totale de sensibilité et de motricité.

incomplète : persistance d'une sensibilité ou d'une motricité volontaire, en particulier dans le secteur périnéal. Ma bite fonctionne à merveille, donc incomplète.

[2] Monty Python : "The life of Brian".

[3] Quel groupe a sorti cet album ? Toi pas google !

[4] Oui-Oui pour les franco-français. Noddie ça sonne mieux.



11/04/2017
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