Le journal d'Eye-Ollie

Le journal d'Eye-Ollie

CT OK : Mardi 10 Janvier 2017

         Bilan tégnique : j’ai les plaquettes à changer (faites un don de plaquettes) et un PTAC (Poids Total Andjicapé Cotorep) en hausse. Putain, j’ai pris six kilos depuis Sectembre ! Alors je vois déjà le débat, surtout selzé ceux qui essaient despérados de perdre du poids. Mais je reviens de loin (c’est pas la porte à coté Monpeule), j’étais à 60 Kilos au pire de ma forme, en mode fil de fer. Depuis je retourne lentement vers mon 75 KG idéal. Là je suis à 72. Soixante-douze quoi ? Microns pardi ! 72 μ de biceps. Oui, c’est ça qui est naze, j’ai beau regagner du poids de la bête, c’est tout dans le bide, trolley ! On dirait le vieux dans Benny Hill, pareil mais avec des tifs.  Tout ça, grâce aux compléments alimentaires, et encore je brûle tout. Si vous (vous : les gens normaux) mangiez la même quantité de compléments alimentaires que moi, vous auriez pris 20 KG ! Un élément à ajouter à la liste des avantages d’avoir une SLA (souvenez-vous, y’en a une petite) : je peux manger comme un porc, tout est brûlé. Tiens, Dimanche le serveur de Chez Boris[1] m’a déconseillé de prendre un tartare après le carpaccio (fort copieux il est vrai). Il a dû se dire « Woah l’autre COTOREP en fil de fer, comme il se la joue… ». On l’a rappelé, « Vous nous mettrez quand même le tartare pour l’aandjicapé ! ». Il m’a pris pour un danse-à-l’ombre ou quoi ? J’ai poursuivi par un café gourmand dans SA farandole… tu m’as compris. Et pour finaliser dignement, deux verres de rhum arrangé, et une clope. Putain c’est BON de se péter la panse ! Je ne m’en lasserai jamais. Cela exaspère les ados qui ingurgitent bestialement l’entrée et le plat de résistance, pour devoir ensuite attendre que leur père finisse… Ouais, ben ils zonka manger moins vite, moi je me fais resservir et j’aime manger comme les Gaulois, épicez tout. A ce sujet,  je consomme les Tabascos, et autres Sambal Oelek à tire-larigot, pourquoi ils ne le commercialisent pas en cubis ? Fait chier ces mini fioles !

         L’autre évènement positif est le bilan ergo(thérapeutique), qui promet des adaptations à mon degré de handicap. Vous me direz c’est un peu le but. Certes, mais aux yeux de l’état (le mec dans un bureau gris au fond du couloir avec un PC pourri en réseau et du mobilier gris, mais ce mec qui a tout le pouvoir, au bout de six mois de demandes… lui !) un handicapé n’adapte que son matos que tous les trois ans, pas avant.

-Oui, mais M’ssieu, moi j’ai une maladie évolutive. Si ça s’trouve, dans trois ans chui-mort !

-M’en cague ! C’est pas mon problème. T’as qu’à pas être malade. C’est en 2020. Suivant !

Bref, mon ergo est géniale (rappelez-vous ses tatouages), et m’aidera dans ce combat perdu d’avance, eux connaissent bien d’autres chemins pour arriver aux subventions, à condition de ne pas être pressé. Vieux motard que jamais. On parle de fauteuil à commandes oculaires, et toutes sortes d’adaptations dont j’ignorais l’existence, j’ai hâte de voir. L’ergo a compris d’emblée que je n’arrivais plus à poser ma main sur le joystick. Preuve que l’évolution est bien réelle, aussi lente soit-elle. Vous voulez un autre exemple ? La douche de l’hôtel n’est pas pourvue d’un siège pour s’assoir (ou forniquer à la Rocco Siffredi, c’est selon l’humeur du Chef). Eh bien, cela ne m’avait pas inquiété en Sectembre, j’étais resté debout. Là, en Janvier : problème. Faudra s’en plaindre, zy-va, envoie des courriels… Moralité, mon corps continue à nous abandonner, il samba les coudes, lui.

         Le passage dans le bureau du chef (el comandante) fût agréable, comme toujours. Il est plaisant de parler à des gens érudits et modestes. On sort de là avec le sourire, contrairement à Marseille-La-Tjimône, d'où tu sors dépité, après avoir perdu quatre heures à attendre dans dix-sept endroits différents, hallucinant la comparaison. Même mon p’tit frère Matieu fût agréablement surpris, et il s’y connait un peu. Sa présence fût bien agréable, instants devenus trop rares. Matt prend tout le temps ma défense, c’est adorable. Il faut dire que moi je vois moins certaines circonstances en présence de Claire et Nathalie, je m’y suis habitué, lui pas encore, LOL.

Voilà, chose promise, chose dûe, en bonnet du forme. Je vous ai ouvert un forum où la question de départ est « Pourquoi fait-on des jeux de mots ? ». Vous pourrez faire des jeux de mots au lieu de répondre, je suis vacciné. Une fois n’étant pas coutjume, je vous la fait courte,

 

à tantôt.

 

 

[1] Chez Boris : Restaurant renommé à Montpellier, spécialisé dans les viandes françaises. Pas pour les hipsters bio, ni les gonzesses végetales. Si comme moi vous préférez le goût des aliments à votre silhouette, allez-y, c’est Sakifo. Les frites y sont cuites dans le gras des viandes, y’a rieng là ?

 

 

 



10/01/2017
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