Le journal d'Eye-Ollie

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Revanche d'artisan : Dimanche 4 Juin 2017

     Enfin du répondant sur le blog ! Il aura fallu attaquer les tabous pour vous décoller la pulpe du bocal, encore, je dis ça mais la plupart des participants au débat sont une poignée de fidèles. Les autres se contentent de lire et ne jamais s’exprimer, tant pis, le monde est ainsi fait. Qui suis-je moi pour vouloir changer les gens ? Depuis tout petit j’essaye ça, dès fois ça marche, parfois tu te prends un rateau dans les dents. Depuis tout petit je savais également que je ne ferai pas de vieux os. Pourquoi ? Ebè j’en sais rien, il y a de choses comme ça qu’on trimballe toute sa vie sans savoir pourquoi. Puis, est-il nécessaire à 50 ans de savoir ça ? Peut-être une psychothérapie à 20 ans eût changé mon parcours… Et peut-être aurait-il été pire. A 20 ans je croquais la vie et les filles, quoi de meilleur ? Non, je ne regrette rien de ma vie, rien du tout. Quoi que...

Ma mère a décidé de mettre encore plus de bâtons dans les roues de Nathalie. Du haut de ses 71 piges et de ses 45 kilos toute mouillée, elle s’est laissé tomber pour se fracasser le col du fémur. A deux jours du rendez-vous pour se faire opérer de la vésicule biliaire, et bien sûr le jour où tous les services de secours sont mobilisés pour l’évènement sportif de l’année : le marathon. Dois-je ajouter que sa porte est blindée, verrouillée de l’intérieur avec la clé dans la serrure. Cerise sur le gâteau : c’est au troisième étage. -Izonca passer par la fenêtre qu’elle disait à Nathalie au téléphone. Le service d’anesthésie s’est arraché les cheveux, tout comme les chirurgiens. Plus compliqué c’était pas possible. Les pompiers eux ne se sont pas embarrassés de formalités : ils ont défoncé la porte façon Nicholson dans Shining. Avalanche de coups de téléphone, la pile de l’iPhone de Nath ne suffit plus pour 24H. Et le pire reste à venir : lui trouver un nouveau logement, si toutefois elle remarche un jour. Ou alors l’EHPAD (une version éco de l’iPad), ou la HAD… chez qui ? Chez nous, puisque on n’a pas de quoi financer… Et se taper le déménagement, quoiqu’il en soit. J’aime bien ma mère, mais là c’est pas un cadeau stüvö.

Tout ça pour vous dire que ma décision est prise. Oui, mes amis, quoique vous puissiez en dire j’ai posé mes dates. C’est délicieux dans cette France trouée par les sacro-saints jours fériés et autres ponts, de « poser ses dates ». Il pourra y avoir des urgences, du personnel absent, des grèves, des pénuries de carburant, des bringues abominables avec des piches torrides, bref aucun prétexte ni excuse puisque : -J’ai posé mes dates ! Comme le personnel de la MDPH, ils ont réponse à tout et sont indéboulonnables : -Le dossier Brenkam ? Abé, moi on m’a rien dit hè ! Et, d’toute façon, j’ai posé mes dates. Tu peux pas te battre. Rien que pour ça je suis heureux de partjir. Oui, partjir.

Alors sur conseils de certains la Suisse c’est pas bien. Ok, je prends note, dont acte. Mais je ne vous dirai pas où : pas de problèmes d’embouteillages, de retardataires, de -Ça tombe trop mal…, et puis y’a pas de place pour vous tous. Finalement la Suisse c’est plutôt bien avec les moquettes 3M. Je note au passage que personne n’a rebondi sur cette invention géniale. Bon, certes c’est du Stéphane Eicher qu’ils ont encapsulé mais je préfère ça au con de croque-mort qui se plante de musique au crématoire de Vidauban. Eux aussi sont indéboulonnables, on devrait les incinérer sur le moindre manquement aux voeux du(de la) défunt(e). -Excusez-nous, on aura un peu de retard. Nous brûlons un confrère et on est à vous… Dimitri, soyez brave, vérifiez le CD, qu’on se plante pas de morceau encore une fois.

Donc, pour que ça soit clair pour tous, je fais un pot de départ chez nous à Cotignac le : Lundi 9 Avril 2018 à 8H00 AM. (huit heures du mat’) Le moment est choisi parce que ça tombe un jour non férié, où tout le monde est censé bosser. Ça vaudra pour tous les jours fériés où vous n’avez rien branlé, sans aucune raison vraiment valable et parce que "c’est comme ça". Revanche d’artisan. Les retardataires seront pointés du doigt. Rendez-vous devant le garage ouvert, on vous remettra une grande tasse de café « americano », et ce sera parti pour la journée. Vous avez dix mois pour vous organiser, donc pas de : -Ma fille est malade... -J’ai pas pu démarrer, plus de batterie…-J’ai été retenu à la crèche… et autres excuses à la con.

Voilà, la vie continue. Je continuerai à écrire et à faire chier/rire/pleurer (rayez la mention inutjile, ou pas). D’aucuns m'élimineront d’un clic, d’autres resteront curieux, certains ne me laisseront pas tranquille, faites vos jeux, blanc sur rouge, rien ne va plus.

Les éditions du Panthéon m’ont écrit pour me dire que mon ouvrage était à l’étude, chose assez agréable à entendre puisque la plupart des éditeurs ne se donnent pas cette peine. Heureusement que AnnéGé et Francis-le-Rotrou harcèlent toutes les boîtes d’édition pour moi, un travail de long galène. L’autre jour Peat me demandait quelles étaient mes motivations pour le futur proche. J’ai pas su quoi lui répondre, rien ne me venait à l’esprit. Mais avec du recul, si : être édité, et se faire une tranche des USA avec ma sœur et mon beauf' en « Arvee », soit RV, soit Recreational Vehicle, soit un camping-car à la taille des routes américaines, équipé pour les inertes de ma raaace, voui Mesdames. Et ça, on va se le faire.

A tantôt.

 

 



05/06/2017
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