Le journal d'Eye-Ollie

Le journal d'Eye-Ollie

Tome I : Dimanche 2 Juillet 2017

Je rattaque, trop envie d'écrire.

Quelques semaines ont passé depuis que je n'ai plus écrit. Depuis le mail de l'éditeur j'ai dû relire trois fois mon premier ouvrage, stressé pour l'orthographe et la grammaire ! La moulinette de Microsoft Oueurde n'y trouve plus que des noms propres et autres "sakifo" que je dois évidemment ajouter au dictionnaire. Pauvre ordi, il en chie avec moi. J'ai relu le courrier de l'éditeur tronze fois, essayant de calculer la meilleure formule possible. La plus chère est alléchante bien sur, mais quatre mille euros ça me fait chier ! Alors est revenu le radin-hollandais en moi, au galop. J'ai bien lu le contrat et il est écrit "option" dans la case Correction. J'ai donc demandé une formule bare-bone sans "service presse" dans sa farandole d'options inutiles déglacées au jus de front du correcteur. On arrive à 1500 €, pour toujours 300 exemplaires minimum. Ça me semble mieux. L'éditeur me met en garde. Et je lui ai envoyé ma dernière mouture en précisant kilnavé-kapa écrire "option". Ça passe ou ça casse, on verra. C'est quelquechose d'être radin comme un hollandais !

Sur un autre front, Francis continue à harceler les grosses boîtes d'édition, merci bonhomme ! On ne sait jamais...

Du coup les "rushes" video du drone se sont accumulées sur le banc de montage. J'ai donc fait une fenêtre thérapeutique sur mon écriture pour me remettre au taf. Vu les 10% de ma journée allouables à la communication et l'ordi en général, le résultat est très lent. J'aimerais travailler huit heures par jour, comme tout le monde. Mais non : -Ollie, voilà le kiné... -Ollie, il faut manger... -Ollie, on est tous morts, on va te coucher... J'ai beau prendre sur mon temps de sieste, rien n'y fait : je manque de temps. Fait chier d'être malade. Crotte à la fin ! Malgré tout, j'arrive à produire un résultat et quelques encouragements (voire compliments) d'ami(e)s me motivent à me réinventer à chaque nouveau montage. Ça m'éclate, et j'apprend toutes sortes de techniques. Je dois aussi répéter les mêmes erreurs, il faudrait qu'un pro me file des conseils. Non, pas de coach, pitié ! Fait chier cette mode où il faut tout cotché ! Maintenant on a des coaches[1] pour tout et rien, surtout pour rien.

 

Finalement, le binôme-INES du matin ne sert à rien, Minnie Marion l'a prouvé à l'insu de son plein gré[2] en réussissant à elle seule le même boulot qu'un duo ! Je l'ai félicité ouvertement parce qu'elle y mérite. Je peux être un connard quand il s'agit de contester ou critiquer (je me suis bien intégré à Lafran Sofransé), mais je sais aussi reconnaître le talent de certain(e)s et envoyer des compliments bien mérités. D'ailleurs, je lui ai offert une paire de véritables Croc's Bistro, taille 37 : trop mignon ! Oui parce que les imitations ça le fait moyen au sein de la O-team... J'ai personnellement réussi à user trois paires de Bistro en dix ans de chantiers pourris avec des sols et des positions improbables, alors le prix d'achat est plus que raisonnable. Avis aux radins qui achètent des merdes de contrefaçon. A bon entendeur : -Ta gueule ![3] Bref, j'ignore combien de personnes me lèveront demain, mais une chose est certaine : on ne va pas payer des gens à rien branler.

 

Côté corps voici l'avancement des travaux (de ma SLA) :

Preums' :  les crampes atteignent tout le corps dès un changement de position (assis vers debout). La nuit, le moindre étirement des jambes provoque une crise de spasticité aigüe, qui me réveille donc, environ toutes les heures. Je n'ai pas dormi "d'une traite" depuis des lustres. La mâchoire serre tellement que si je ne mets pas mon Mohammded Ali je m'éclate les dents sous la pression. Dangereux le jour !

Deuzz' : un autre point critjique est la mastication et la déglutition qui évidemment entraînent des fausses routes. Il n'y a guère plus que les purées qui ne posent aucun problème, tout le reste est galère. Du coup Nath me fabrique des Gazpachos (bien froids puisque pas chauds, les gaz) et autres soupes froides dont je raffole : je peux en boire des litres, avec plein de Tabasco pour pleurer ma bouche dès le premier verre, et mon cul à chaque bronze moulé.

Dercho : mes bras totalement atrophiés ne présentent plus aucune force, pas même pour déplacer leur propre poids.  Ce sont les épaules qui actionnent les moignons pendouillants, c'est minable à voir. De loin, on s'aperçoit de rien : les gens me tendent parfois la main, comme si j'étais hémiplégique. Puis vient l'absence de parole qui, au vu de ma tronche pas toujours hilare, peut s'interpréter comme un manque de respect, voire une provocation : -Bonjour Monsieur, je peux voir vôtre billet sioupléh, hhh?    -Mmmh... :) (notez que j'arbore un sourire). Là : imbroglio. Si jamais je déboule au théâtre avec mon fauteuil électrique tout seul, je suis pas sorti de :

(cochez et rayez la mention inutile)

   ∆1 la cuisse de Jupiter.

   ∆2 l'auberge.

   ∆3 mes gonds.

Oui, car on me dispose les bras et les mains sur le bas‑ventre, et ils y restent ainsi jusqu'au prochain pèlerin qui passe à côté de moi. Au bureau, mon bras droit suffit encore à bouge la souris sur environ dix centimètres. Pas très gênant pour écrire mais c'est bien là le seul avantage. L'édition, la correction, et surtout le montage vidéo requièrent bien plus de mobilité. Je suis au taquet des réglages d'ergonomie et d'accessibilité, je clique déjà avec les pieds... plus précaire tu meurs ! Je m'accroche, comme dit l'autre.[4]

 

Je dois finir fissa parce que mon abonnement à Microsoft s'achève demain. Là démarrera une nouvelle vie, sans prélèvement mensuel, sans compte Microsoft qui sert à rien, sans le Cloud Microsoft qui te fait chier à chaque démarrage, sans correcteur qui plante tout le fichier, sans le SAV qui ne sert à rien non plus... je serai libre ! Libre d'utiliser OpenOffice qui marche impec ! Vive la décroissance !

La réponse à la question Si mes « parties intimes » sont bien lavées, pourquoi avoir une serviette séparée pour ces parties ? est :  Parce que si tu lâches une caisse avec de véritables pépites de chocolat, entre le lavage et le séchage : la serviette sera polluée. Seul Niko a réfléchi à la question, certes philosophique. Personne n’a trouvé, je remets donc en jeu le dîner pour deux à l’Hostellerie de l’Abbaye de La Celle., mon resto favori.

 

Je vous réitère mon invitation une dernière fois pour le 9 Août 2017. Tous les membres ayant au moins le grade Silver[5] sont invités. Mais prière de nous confirmer votre présence par courriel SVP.

A tantôt.

 



[1] Autobus en anglais.

[2] Locution-valise à la mode sortie par Les Guignols de l'Info, à propos de R. Virenque, cycliste invertébré...  Il me fallait en placer une pour être dans le coup, ou pas.

[3] Idiome ré-inventé par mon ami rastafarien Sylvain Bompy.

[4] Expression hypocrite puisque on l'emploie pour se décharger d'une pseudo-culpabilité d'emprunter soi-même des mots à d'autres...

[5] Le nombre de réactions sur le blog vous confère un statut exprimé en métaux comme les médailles olympiques. Pour arriver à Platchine vous avez de la marge…

Les membres non gradés sont invités aussi, bien sûr ! Faut lire jusqu'au bout, eh !



02/07/2017
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